Des drones au service de l’archéologie

De plus en plus de scientifiques se sont saisis des drones pour conduire différents types de projets liés à la recherche. Ces appareils disposent en effet de nombreux atouts : coûts revus à la baisse, poids léger, maniabilité, etc. Pour les archéologues, les drones se sont transformés en véritables outils de travail. Ils n’hésitent plus à embarquer des caméras et des capteurs miniatures sur ces engins pour sonder des sites archéologiques pour avoir des photos aériennes. Quelle est donc l’utilité des drones en archéologie ?

À la recherche de sites archéologiques enfouis

Jusqu’à récemment, les avions étaient utilisés pour détecter les traces de sites archéologiques enfouis sous le sol. Cependant, ce type d’appareil présentait de nombreuses restrictions : le nombre de missions exploratoires étaient limitées à cause des coûts relativement élevés des vols, l’altitude minimale à laquelle un avion est autorisé à voler ne permettait pas d’obtenir des photos en haute résolution.

Or les conditions climatiques (lumière, visibilité, humidité, etc.) diffèrent énormément d’un jour à l’autre. Il devient donc quasiment impossible de déceler des signes de vestiges enterrés en l’espace d’un seul vol.

À contrario, les drones, grâce à leurs tarifs moindres, permettent d’effectuer de nombreux survols de zones à explorer. De plus, l’altitude à laquelle ils volent autorise une approche beaucoup plus près des lieux à sonder.

Ces appareils peuvent également être dotés de GPS ainsi que d’outils destinés à permettre une navigation simple. Ils disposent également de la possibilité de voler en pilote automatique en s’appuyant sur des plans de vol pré enregistrés. Ce type d’engin peut être équipé soit de caméras thermiques à infrarouge soit d’appareils photos numériques.

Sa technologie embarquée doublée de sa capacité à voler à basse altitude permet au drone de se positionner en outil indispensable dans le secteur de l’archéologie.

Le principe d’utilisation

Les drones pouvant transporter des caméras thermiques infrarouges, la thermographie appliquée depuis les années 1970 en archéologie a donc été remise au goût du jour. Cette technique avait en effet été mise de côté durant de nombreuses années car incompatible avec les vols en avion.

Or les caméras miniatures numériques actuelles sont parfaitement adaptées aux drones. Elles permettent de déceler la moindre anomalie thermique présente au sol due à la présence de vestige.

La souplesse d’utilisation des drones est très appréciée lorsqu’il s’agit de télédétection archéologique. En effet, il devient alors possible de sélectionner les paramètres les plus adéquats en termes de plan de vol en fonction des sites recherchés.

L’usage d’un drone permet de programmer de nombreux survols d’une seule et unique zone tout en modifiant les paramètres. Or pour établir un diagnostic complet d’une zone de recherche en archéologie, il est nécessaire de réaliser des survols répétés car les conditions de vol étant variables, il est rarement possible de repérer en un seul vol tous les différents types de vestiges enfouis.

Les vols en avion sont donc exclus à cause des coûts engendrés d’une part et d’autre part, l’altitude minimale à laquelle ils sont autorisés à voler ne permet pas ce type d’exploration du sol.

Les archéologues espèrent pouvoir à l’avenir se servir des drones pour des recherches en archéologie préventive.