Archéologie : un drone pour les fouilles

Depuis  les  années  1960-­1970,  en archéologie, la  photographie  aérienne  a  permis  de  prospecter  de  vastes zones surtout dans le Nord de la France avec R. Agache. Il faut aussi dire que la télédétection satellitaire n’est pas restée en reste à cette même période. Mais contrairement à ces méthodes, les drones ont des avantages encore beaucoup  plus intéressants pour l’archéologie.

Vue sur les entrailles de la terre depuis le ciel

En effet, les drones ont un coût d’exploitation encore plus faible que toutes les autres méthodes. Il faut aussi  dire  que  le  drone  permet  de  faire  des  vols  à  des  altitudes  extrêmement  basses contrairement à l’hélicoptère ou à l’avion qui ne peuvent faire moins que 150 m d’altitude. En outre il y a une certaine flexibilité d’utilisation que le drone permet surtout quand on sait que ça rime avec une bonne sécurité et de très bons clichés pour des spécialistes qui possèdent tout de même une solide formation théorique et pratique.

Une meilleure perception du passé grâce à la technologie des drones

Contrairement  à  la  fouille  proprement  dite  qui  détériore  souvent  l’objet  de  son  étude,  la télédétection archéologique qui consiste à faire du repérage de sites archéologiques inédits en utilisant  des  capteurs  positionnés  à  distance  de  l’objet,  est souvent  utilisée  en  amont  pour mieux s’organiser. Elle est considérée comme une méthode non destructrice et non invasive. Elle permet également de détecter plus facilement les « soil marks », les « crop marks » et les micro-reliefs afin de traquer les sites archéologiques enfouis ou de faire de la fouille préventive.

Une technologie de pointe miniaturisée

Récemment  la  thermographie  à  basse  altitude  s’est  améliorée  notamment  du  fait  de  la miniaturisation  des  capteurs  infrarouges  ou  multi  spectraux.  Désormais  ils  sont  donc disponibles  sous  forme  de  petits  appareils  portables.  Rien  de  plus  normal  donc  que d’envisager leur  emport sur des vecteurs  aériens de type drones. N’est ce pas là une belle manière de se passer enfin des satellites pour la prospection thermique aéroportée. En plus de l’orthophotographie et de la photogrammétrie pour de belles images en 3D et de la thermographie  et  certainement  d’autres  capteurs  comme  le  scanner  laser  aéroporté  ;  la technologie des drones appliquée à l’archéologie a de beaux jours devant elle. En dernier lieu mais non moins important,  l’on  ne  peut  oublier  que  les  méthodes  de  prospection  magnétiques  et électromagnétiques peuvent également faire appel à cette technologie. Le tout est de trouver une solution pour embarquer le matériel !

Le drone : un bel avenir dans l’archéologie

Pour conclure, l’on ne peut qu’observer qu’en plus de la modestie des coûts, de la maniabilité de l’appareil et de la possibilité d’emport qu’il offre, le drone va booster la productivité dans le  domaine  de  l’archéologie  et  améliorer  la  planification  et  la  gestion  des  projets d’investigation. Un bel avenir donc pour le drone dans l’archéologie !